Stéphanie Seara, coach sportive : mon parcours

Stéphanie, coach sportive… mais pas seulement

Je m’appelle Stéphanie Seara et je suis coach sportive diplômée du BPJEPS Activités de la Forme au CREPS de Toulouse.

Aujourd’hui, j’accompagne des femmes et des hommes qui souhaitent perdre du poids, se renforcer, reprendre le sport ou simplement retrouver de meilleures capacités physiques. Mais si j’ai choisi d’en faire mon métier, mon histoire avec le sport n’a pas commencé par une vocation évidente.

Elle a commencé à une période où, justement, je n’allais pas bien du tout.

Le sport m’a d’abord aidée à me reconstruire

Stéphanie Seara à ses débuts en musculation

J’ai commencé la musculation après une période personnellement très difficile. À la suite d’une rupture, j’ai traversé une dépression et perdu énormément de poids, jusqu’à descendre sous les 45 kg pour 1,60 m. À cette époque, je travaillais comme commerciale dans le recouvrement de créances. J’exerçais mon métier, mais il me manquait quelque chose d’essentiel : la passion pour ce que je faisais.

C’est en commençant la musculation que les choses ont progressivement changé.

J’ai rencontré un coach sportif passionné par son métier, avec qui j’ai commencé à m’entraîner. Au-delà des changements physiques, j’ai découvert tout ce que le sport pouvait apporter : reprendre confiance, se sentir plus forte, progresser et retrouver une dynamique lorsque l’on traverse une période compliquée.

Au bout d’environ un an de pratique, une évidence s’est imposée à moi : je voulais, moi aussi, en faire mon métier.

Une reconversion et une place au CREPS de Toulouse

J’ai alors décidé de changer complètement de voie professionnelle et de tenter l’entrée au CREPS de Toulouse pour préparer mon BPJEPS Activités de la Forme.

Nous étions près de 300 candidats pour seulement 16 places.
J’ai obtenu l’une d’elles.

J’étais déterminée à aller au bout de cette reconversion. Pourtant, quelques mois seulement après le début de ma formation, mon parcours a pris une tournure que je n’avais évidemment pas prévue.

Stéphanie Seara pendant sa préparation aux tests du CREPS de Toulouse

Un cancer découvert à 33 ans, en plein début de formation

Stéphanie Seara lors de son hospitalisation en janvier 2018

J’étais sujette aux calculs rénaux et je passais une échographie de contrôle lorsque l’on a découvert ce qui ressemblait initialement à un simple kyste sur mon rein droit.
À ce moment-là, je ne me suis pas particulièrement inquiétée.
Des examens complémentaires ont cependant été nécessaires. Le scanner a alors mis en évidence un kyste rénal atypique classé Bosniak III de 6 cm, situé au niveau du rein droit.

Le diagnostic est tombé : j’avais un cancer du rein.

J’avais 33 ans et je venais tout juste de commencer la formation qui devait me permettre d’exercer le métier que j’avais choisi.

Il fallait intervenir rapidement.

Le 11 janvier 2018, j’ai subi une néphrectomie totale du rein droit.

Continuer malgré tout

À aucun moment je n’ai envisagé d’abandonner ma formation.

J’avais obtenu l’une de ces 16 places et je savais pourquoi j’étais là. J’avais enfin trouvé un métier qui avait du sens pour moi. Pendant cette période, j’ai donc continué à suivre ma formation tout en enchaînant les examens médicaux.

Après l’opération, un mois d’arrêt m’avait été prescrit. Je n’en ai pris aucun.

Je ne voulais pas prendre le risque de perdre ma place ou de compromettre cette formation pour laquelle je m’étais tellement battue. Avec le recul, je ne conseillerais évidemment à personne de faire la même chose : après une opération, le corps a besoin de récupérer et les recommandations médicales doivent être respectées. Mais à ce moment-là, abandonner ou prendre le risque d’être recalée n’était tout simplement pas envisageable pour moi.

La reprise de l’activité physique, en revanche, s’est faite progressivement. Les premières semaines, j’avais énormément de douleurs et certains mouvements m’étaient interdits. Je ne pouvais notamment plus faire de squats ni d’exercices créant trop de pression au niveau abdominal et périnéal.

Environ un mois après l’intervention, j’ai pu reprendre davantage d’exercices, mais sans charges lourdes et en avançant petit à petit. En parallèle, je continuais à donner des cours dans la salle de sport où j’effectuais mon apprentissage. Cela représentait déjà une fatigue importante, mais progressivement, j’ai retrouvé mes capacités.

Et je suis allée au bout de ma formation.

Stéphanie Seara après sa néphrectomie en 2018

Cette expérience influence encore ma manière de coacher

Je ne considère pas que mon expérience soit comparable à celle de toutes les personnes touchées par un cancer.
J’ai eu l’immense chance de ne pas avoir besoin de chimiothérapie, et je mesure pleinement ce que peuvent traverser celles et ceux dont le parcours est beaucoup plus lourd.
Mais avoir vécu un cancer à 33 ans, en plein changement de vie professionnelle, a profondément influencé ma façon d’accompagner.

Aujourd’hui, lorsque quelqu’un arrive avec une pathologie, après une opération, une blessure, une longue période d’inactivité ou simplement avec la peur de ne plus être capable de faire certaines choses, je comprends ce que signifie devoir repartir progressivement.

Reprendre ne signifie pas retrouver immédiatement son niveau d’avant.

Il faut parfois accepter de diminuer les charges, modifier les exercices, retrouver certains mouvements et avancer étape par étape.

Et surtout, avoir une pathologie ou avoir traversé une maladie ne signifie pas que l’on doit renoncer à bouger.

C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles je tiens autant à adapter mes séances à la personne que j’ai devant moi, plutôt que de lui imposer un programme standard.

Aujourd’hui, transmettre à mon tour

Stéphanie Seara, coach sportive diplômée BPJEPS

Depuis 2017, j’accompagne des personnes aux profils très différents : débutants, sportifs, personnes souhaitant perdre du poids ou se renforcer, femmes enceintes ou en post-partum, seniors, personnes sédentaires ou reprenant une activité après une période difficile.

Je propose notamment du coaching sportif à domicile dans le sud-est toulousain, ainsi que des séances de Pilates à domicile, toujours adaptées au niveau, aux capacités et aux objectifs de chacun.

Je suis diplômée du BPJEPS Activités de la Forme, obtenu au CREPS de Toulouse, et certifiée Pilates Matwork 1, Matwork 2 et Matwork 3 auprès de Leaderfit.

J’ai également suivi des formations complémentaires consacrées notamment aux femmes enceintes, aux seniors et à la reprise après thérapie. Je continue à me former régulièrement afin de faire évoluer ma pratique et de proposer des séances toujours plus adaptées.

Avec Seara Coaching, je ne cherche pas à faire entrer tout le monde dans la même méthode. Certaines personnes veulent perdre du poids. D’autres veulent retrouver de la force, se sentir mieux dans leur corps, reprendre confiance ou simplement parvenir à refaire des choses qu’elles pensaient ne plus pouvoir faire.

Mon travail consiste à partir de la personne que vous êtes aujourd’hui, avec vos capacités, votre histoire et vos contraintes, pour vous aider à avancer.

J’interviens principalement à domicile sur le secteur de Castanet-Tolosan, Auterive, Caujac et les communes alentour, avec des séances adaptées à votre niveau et à vos objectifs.

Parce qu’avant de chercher la performance, il faut parfois simplement commencer par retrouver confiance en son corps.

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